À l’occasion de la Journée Mondiale du Diabète, organisée le 14 novembre dernier par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la
Santé (OMS), notre partenaire Talentéo a recueilli le témoignage de Catherine collaboratrice diabétique chez Cegid.
Vous travaillez chez Cegid en tant que chargée qualité depuis 12 ans. En quoi consistent vos fonctions?
Je teste les logiciels – planification et prévisions – et les documents. Parallèlement, j’assure le support niveau 2 auprès des clients.
Pourriez-vous nous en dire davantage sur votre diabète et en quoi il affecte votre vie personnelle et professionnelle?
Je suis diabétique insulino-dépendante depuis 23 ans et, depuis un an, sous pompe à insuline. Cette pathologie est très exigeante: repas équilibrés et à heures fixes, hygiène de vie et horaires réguliers, sans imprévus, une surveillance médicale accrue. Les hypoglycémies sont de grandes consommatrices d’énergie, et il m’est déjà arrivé de ne plus pouvoir travailler pendant de longues minutes à cause d’elles, et même de ne pas pouvoir conduire pour rentrer chez moi.
Le stress et la fatigue ont beaucoup d’influence et déséquilibrent durablement mes glycémies. De même, les changements de rythme et de travail ont beaucoup d’impact sur mes glycémies. J’ai besoin d’une régularité et d’une continuité dans ma vie de tous les jours, que ce soit au travail ou dans ma vie personnelle. La pompe à insuline est un grand progrès pour la gestion de ma maladie. Pour une bonne efficacité de cet outil, j’ai besoin de pouvoir à tout moment contrôler ma glycémie et je dois scrupuleusement intégrer ce geste à mon quotidien.
Comment l’entreprise vous accompagne-t-elle au quotidien ? Votre situation a-t-elle nécessité un aménagement?
Le diabète a des conséquences sur beaucoup de choses, notamment la vue. Lorsque ma vue s’est fortement et rapidement dégradée, Cegid m’a permis d’aménager mon poste de travail. Ainsi je peux régler mes deux écrans de façon de la plus adéquate possible grâce à un bras-support. J’ai également demandé – et obtenu – un aménagement de mon temps de travail pour pouvoir sortir plus tôt, étant de plus en plus fatiguée en fin de journée.
D’un point de vue humain, comment s’est passée votre intégration?
Mon handicap est invisible et son impact sur mon état de fatigue n’est pas forcément perceptible par tous. Il n’est pas toujours facile de devoir se justifier, je suis donc heureuse de pouvoir parler aujourd’hui des effets que peut avoir le diabète sur le quotidien. Heureusement, la plupart de mes collègues sont très compréhensifs et surtout attentifs à mon bien-être. Je me sens en confiance et même un peu protégée par eux et par Cegid, surtout grâce aux accords handicap.
Pour terminer, quel message aimeriez-vous faire passer aux personnes diabétiques à la recherche d’un emploi? Et aux recruteurs?
Il y a encore beaucoup trop d’a priori sur le diabète et il est parfois difficile d’en parler lors d’un entretien de recrutement. Mais si l’entreprise a une mission handicap, c’est un signe positif qui doit encourager les candidats à évoquer leur maladie.
Une fois embauché, il faut le signaler au moins à un collègue car en cas d’hypoglycémie, il faut pouvoir être aidé et compris. Pour les recruteurs: les diabétiques sont des employés comme les autres, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs compétences, leur savoir-faire. Il n’y a aucune différence, si ce n’est que notre maladie nous rend plus rigoureux, et surtout nous apprend à relativiser, ce qui peut être un atout supplémentaire.










