Avec l’avancée en âge, les enjeux liés au polyhandicap se complexifient. Aux troubles initiaux s’ajoutent les raideurs articulaires et la perte d’élasticité des tissus. Le collagène, protéine structurale essentielle, apparaît aujourd’hui comme une piste nutritionnelle sérieuse pour préserver la souplesse et soulager les spasticités.
Pour les personnes en situation de polyhandicap ou de handicap moteur sévère, la mobilité est souvent entravée par des spasticités — ces contractions musculaires involontaires — et des rétractions tendineuses. Ces phénomènes, exacerbés par le vieillissement, peuvent rendre les soins quotidiens douloureux et limiter les amplitudes de mouvement.
La protéine « ciment » du corps humain
Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain. Elle compose nos tendons, nos ligaments, nos cartilages et notre peau. Dès l’âge de 25 ans, sa production naturelle diminue, un processus qui s’accélère après 50 ans. Chez une personne dont les articulations sont soit sous-sollicitées (immobilisation), soit mal sollicitées (postures vicieuses ou spasticité), la qualité du collagène est primordiale. Une carence peut entraîner une rigidité accrue des tissus conjonctifs, rendant les étirements et les mobilisations kiné plus difficiles.
Agir sur la raideur et le confort articulaire
La supplémentation en peptides de collagène en poudre (souvent d’origine bovine ou marine) agit sur deux tableaux :
- La souplesse tendineuse : En nourrissant les tendons, elle favorise une meilleure élasticité, ce qui est crucial pour les personnes souffrant de raideurs chroniques.
- La réduction de la douleur : Des études montrent que le collagène hydrolysé peut réduire les douleurs articulaires liées à l’usure, facilitant ainsi l’acceptation des mobilisations passives lors des séances de kinésithérapie en établissement (FAM, MAS).
Un levier pour la santé cutanée
Au-delà de l’aspect moteur, le collagène joue un rôle vital dans la résistance de la peau. Pour les personnes à mobilité très réduite, le risque d’escarres est permanent. Maintenir une peau élastique et résistante grâce à une nutrition adaptée (protéines, vitamine C et collagène) est une stratégie de prévention complémentaire non négligeable.
L’importance de l’approche globale
L’ajout de collagène ne remplace pas les mobilisations kiné ou les traitements antispastiques, mais il vient en soutien de la structure physique. Pour les responsables d’établissements et les familles, intégrer cette réflexion nutritionnelle dans les plans de soins peut contribuer à une meilleure qualité de vie et à un maintien prolongé de l’autonomie de mouvement.
Cet article est informatif. Toute modification du régime alimentaire ou ajout de compléments doit être discuté avec l’équipe médicale de suivi.










