En l’espace de quelques années seulement, les intelligences artificielles ont marqué d’énormes progrès. À tel point que de nouveaux cas d’utilisation concrets sont découverts tous les jours ou presque. En matière d’accessibilité, ces technologies sont déjà mises à contribution. Parfois dans des scénarios évidents et de plus en plus, de façon tout à fait innovante et inattendue.
Améliorer la communication
L’intelligence artificielle est déjà utilisée comme aide à la communication de plusieurs façons. Certains de ces cas d’utilisation évidents incluent la génération de voix pour permettre aux gens qui ont perdu la leur de s’exprimer comme par le passé.
De même, certaines applications permettent aussi aux malentendants d’avoir en sous-titres, sur leurs lunettes, le contenu de leurs conversations en temps-réel. On pense aussi aux personnes qui ont des troubles de l’élocution et pour lesquelles des IA spécialement entraînées deviennent des interprètes particulièrement précis.
Mais il y a aussi des cas d’utilisation moins évidents. Notamment lorsqu’il s’agit d’analyser l’humeur ou les sentiments des interlocuteurs. De nombreuses personnes sont incapables de reconnaître les signaux sociaux pour diverses raisons (autisme, lésions cérébrales, etc.).
Grâce à une utilisation efficiente des IA, il sera possible de leur apporter un contexte enrichi au cours de leurs interactions sociales. Et ce, qu’il s’agisse d’interactions en vis-à-vis ou par texte. Naturellement, la marge d’erreur ne sera jamais inexistante. Mais ce sera certainement une précieuse béquille pour les personnes qui se sentent perdues dans les environnements sociaux.
L’IA est déjà utilisée par de nombreux sites afin d’être plus accessibles. En visitant BonusFinder Québec, vous pourrez découvrir certains sites qui comprennent l’intérêt d’apporter une expérience utilisateur confortable à tout type de visiteur.
Aider à la participation sociale
L’inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap est un combat de tous les jours. Si c’est si important, c’est parce que les interactions sociales renforcent l’estime de soi et apportent un sentiment d’appartenance.
Ici, il n’est pas simplement question de créer des agents IA qui viendraient remplacer ou compléter le nombre des travailleurs sociaux qui œuvrent déjà d’arrache-pied à cette tâche. Plutôt, il est question de donner les outils aux organisations et aux communautés d’approcher la question activement.
Une activité est planifiée ? Une rencontre est prévue ? Une formation va être donnée ? Des agents IA peuvent évaluer la logistique de ces différents projets pour identifier les oublis qui nuiraient à la participation sociale des personnes vivant avec un handicap.
Les ajustements peuvent être plutôt simples à implémenter, comme l’ajout d’interprètes en langage des signes ou de transcriptions des échanges. D’autres peuvent être plus exigeants, comme le choix d’un bâtiment plus accessible pour les personnes à mobilité réduite ou la fourniture d’un plan d’accès spécifique.
Toujours dans le registre de la participation sociale, certains projets ambitieux visent à apporter des solutions aux personnes vivant avec un trouble neurocognitif. Notamment, il s’agit de créer un aide-mémoire contextuel qui améliore les capacités de mémorisation, mais qui “rappelle” aussi les informations importantes aux personnes concernées. Plus qu’un assistant virtuel, c’est un outil d’apprentissage personnalisé qui s’adapte aux besoins contextuels complexes des différents utilisateurs.
Des IA pour booster l’efficacité des prothèses ?
Ce ne serait pas une exagération de dire que l’utilisation des prothèses est aussi vieille que l’humanité. À chaque ère, elles ont évolué au même rythme que les prouesses techniques. Il n’est donc pas surprenant que ces prothèses soient aujourd’hui équipées d’intelligences artificielles qui les rendent plus efficaces, plus intuitives et plus fiables.
On pense notamment aux recherches du MIT avec des prothèses intégrées aux tissus musculaires et osseux qui améliorent la mobilité des personnes amputées au-dessus du genou. C’est aussi le cas des prothèses qui pourront bientôt affiner leurs mouvements en apprenant à mieux lire les signaux de l’utilisateur.
De telles avancées pourraient conduire à une meilleure employabilité des personnes vivant avec des handicaps moteurs. Mais surtout, la capacité de préserver l’apprentissage de l’IA de chaque personne permettrait de simplifier le processus d’adaptation à de nouvelles prothèses.
Notamment pour les enfants en bas âge pour lesquels grandir avec des prothèses peut entraîner des troubles musculosquelettiques considérables.










