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Devenir parastronaute : un rêve qui devient réalité

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Longtemps, l’espace a semblé être réservé à une élite. La simple idée de voir un jour une personne en situation de handicap embarquer pour l’espace semblait relever de la science-fiction. Mais depuis peu, la conquête spatiale s’ouvre aux personnes en situation de handicap.

Une sélection exigeante, des critères adaptés

En 2021, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a lancé une campagne de recrutement visant à diversifier son corps d’astronautes, incluant pour la première fois des candidats en situation de handicap physique. Parmi plus de 22 500 candidatures, environ 200 provenaient de personnes handicapées.

Toutefois, le processus de sélection des parastronautes restaient strict. Les candidats devaient répondre aux mêmes exigences académiques et professionnelles que les astronautes dits « valides » : être titulaires d’un master scientifique, avoir au moins trois ans d’expérience professionnelle, parler couramment l’anglais et maîtriser une seconde langue. Quant à l’âge limite, il a été repoussé à 50 ans, contre 40 auparavant, pour élargir le champs des profils.

Pour ces candidats en situation de handicap, l’ESA a mis en place des adaptations spécifiques. Un programme « Fly! » a été conçu pour évaluer la faisabilité de missions spatiales pour des personnes présentant des déficiences physiques, en se concentrant initialement sur les amputations des membres inférieurs. Une étude qui a permis d’identifier les ajustements nécessaires en matière d’équipement et de formation.

John McFall, pionnier et symbole d’une nouvelle ère

En novembre 2022, l’ESA a dévoilé sa nouvelle promotion d’astronautes : parmi eux, John McFall, 43 ans, devient le premier parastronaute officiel de l’histoire. Ancien sprinteur paralympique britannique, médaillé de bronze à Pékin en 2008, il a perdu une jambe à 19 ans dans un accident de moto. Après sa carrière sportive, McFall s’est reconverti en chirurgien orthopédique, spécialisé dans la rééducation des personnes amputées. Sélectionné parmi plus de 250 candidats en situation de handicap, il incarne la réussite d’un parcours hors du commun.





McFall a franchi toutes les étapes du processus de sélection, y compris les tests médicaux, les entraînements en conditions extrêmes et les simulations d’apesanteur. Il a récemment obtenu la certification médicale pour les missions de longue durée à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cette certification historique fait de lui le premier astronaute en situation de handicap prêt à rejoindre une mission spatiale.

Des réussites qui inspirent, en France et ailleurs

Si John McFall est le premier parastronaute officiellement sélectionné par une agence spatiale, il n’est pas le seul à ouvrir la voie. D’autres initiatives, bien que moins institutionnelles, ont vu le jour.

En 2021, l’Américain Hayley Arceneaux, survivante d’un cancer et porteuse d’une prothèse osseuse, a participé à la mission privée Inspiration4 de SpaceX, devenant la première personne avec un handicap à voyager en orbite.

L’aventure des parastronautes ne fait que commencer, mais elle marque déjà un tournant historique. Plus qu’un symbole, elle démontre que la conquête spatiale peut et doit être accessible à tous. Grâce à des pionniers comme John McFall, la frontière de l’espace s’ouvre à la diversité humaine, faisant de ce rêve un horizon enfin partagé.

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