Search
Close this search box.
Handirect devient Handinova, pour mieux refléter nos contenus variés (articles, newsletters, livres, formations, services …)
Search
Close this search box.
Handirect devient Handinova, pour mieux refléter nos contenus variés (articles, newsletters, livres, formations, services …)

Keroul – affichage – Spot 1 – Ordinateur

Keroul – affichage – Spot 1 – Ordinateur

Diagnostiquée autiste à 57 ans : le message que cela porte

Écouter cet article

Un diagnostic tardif : Maïtena Biraben et la reconnaissance du spectre de l’autisme à 57 ans

Maïtena Biraben, figure connue du paysage audiovisuel français, a récemment partagé son parcours personnel marqué par un triple diagnostic : un trouble du spectre de l’autisme (TSA), un haut potentiel intellectuel (HPI) et un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette annonce, faite à l’âge de 57 ans, met en lumière les réalités des diagnostics tardifs, particulièrement chez les femmes, et le cheminement vers la compréhension de soi.

Un cheminement personnel marqué par la « sensation de dysfonctionnement »

Avant ce diagnostic, Maïtena Biraben a traversé une longue période de questionnements et de difficultés. Elle rapporte s’être sentie « fracassée » et « pas normale », avec la perception persistante que « quelque chose ne fonctionnait pas » en elle, comme le rapporte Madame Figaro le 31 mars 2026. Cette impression de dissonance interne l’a accompagnée au quotidien, notamment dans la gestion des interactions sociales, la compréhension des codes non verbaux et la régulation émotionnelle.

  • Les défis du quotidien : L’animatrice évoque des difficultés avec la foule, le bruit et les lumières intenses, des éléments souvent source de surcharge sensorielle pour les personnes autistes.
  • Le camouflage social : Pour s’intégrer, elle a développé des stratégies de « camouflage », tentant d’imiter les comportements sociaux perçus comme « normaux », ce qui a généré une fatigue importante et un sentiment d’aliénation.
  • Des signes ignorés : Avant d’atteindre le diagnostic actuel, Maïtena Biraben a traversé des épisodes de surmenage professionnel et de dépression, souvent liés à l’effort continu pour s’adapter à un environnement non conçu pour son fonctionnement neurologique.

Le parcours diagnostique : une quête de réponses

La démarche diagnostique a été initiée par une consultation psychiatrique à Genève. Ce processus a inclus plusieurs évaluations : deux tests de QI, un bilan psychomoteur et un bilan neuropsychologique. La convergence des résultats a mené à la confirmation de son profil neurodivergent par plusieurs professionnels.





Citation :

J’avais le sentiment que quelque chose ne fonctionnait pas en moi.

Cette période a été décrite comme une « libération », lui procurant la « sensation d’être en vie depuis six mois », selon ses propos recueillis par Madame Figaro en 2026. La compréhension de son fonctionnement neurologique a permis d’expliquer des expériences et des émotions vécues tout au long de sa vie, offrant une nouvelle perspective sur son identité.

Le message d’espoir et de transparence pour la neurodiversité

En partageant publiquement son diagnostic, Maïtena Biraben contribue à un mouvement de sensibilisation et de déstigmatisation des troubles du spectre de l’autisme, du HPI et du TDAH. Sa démarche est un exemple de transparence qui peut encourager d’autres adultes, en particulier les femmes, à entamer un processus diagnostique. Les femmes sont en effet souvent diagnostiquées plus tardivement, en raison de manifestations différentes du TSA ou d’une capacité plus développée au camouflage social.

  • Briser les tabous : La parole de personnalités publiques telles que Maïtena Biraben est un levier pour normaliser les discussions sur la neurodiversité et montrer que ces conditions ne sont pas des freins à la réussite ou à l’épanouissement.
  • Inspirer d’autres parcours : Son témoignage peut résonner auprès de nombreuses personnes qui partagent des expériences similaires de sentiment de « différence » sans en comprendre l’origine.

D’autres figures publiques ont également choisi de s’exprimer sur leur propre handicap ou neurodivergence, contribuant à une meilleure acceptation et compréhension sociétale. Parmi elles, on peut citer :





  • Greta Thunberg : La jeune militante pour le climat, qui a ouvertement parlé de son syndrome d’Asperger, a montré que la neurodivergence peut être une force.
  • Anthony Hopkins : L’acteur oscarisé a évoqué son diagnostic tardif du syndrome d’Asperger, soulignant l’impact positif sur sa compréhension de soi et de ses personnages.
  • Sia : La chanteuse australienne a révélé être autiste, ajoutant sa voix au mouvement de déstigmatisation dans le milieu artistique.
  • Hannah Gadsby : L’humoriste australienne, connue pour ses spectacles « Nanette » et « Douglas », a partagé ses diagnostics de TSA et TDAH, intégrant ces expériences dans son œuvre.

Ces prises de parole collectives renforcent l’idée que le diagnostic, quel que soit l’âge, peut être un point de départ pour une meilleure connaissance de soi, une adaptation des stratégies de vie et, ultimement, un bien-être accru. Il ouvre la voie à une société plus inclusive, où la diversité des fonctionnements est reconnue et valorisée.

Ces articles pourront vous intéresser :

Facebook
Twitter
LinkedIn
E-mail

Commentaires

Inscrivez-vous à nos Newsletters

Flash Info

Inscrivez-vous à nos Newsletters