Déambulateurs, appareils auditifs, claviers adaptés, barres d’appui, et logiciels de communication alternative sont autant d’aides techniques qui favorisent l’autonomie et améliorent la qualité de vie des personnes en situation de handicap. Cependant, le coût élevé de ces dispositifs constitue un obstacle majeur pour de nombreuses familles.
Trouver des solutions de financement adaptées devient donc essentiel. Diverses aides financières existent pour soutenir les personnes en situation de handicap pour financer l’achat d’aides techniques.
Cet article explore les différentes aides financières disponibles en France pour l’achat de ces équipements, en présentant les dispositifs publics, privés, et les astuces pour optimiser ces financements.
Qu’est ce qu’une aide technique ?
Une aide technique désigne tout dispositif matériel conçu pour aider les personnes en situation de handicap ou les personnes âgées à accomplir, seules ou avec de l’assistance, les tâches du quotidien, scolaires ou professionnelles.
Cela peut inclure des dispositifs facilitant les déplacements à l’intérieur ou à l’extérieur, l’alimentation, l’hygiène personnelle, l’habillage, le sommeil, le lever, la communication, ainsi que la pratique de loisirs ou d’activités sportives.
Ces aides sont généralement utilisées de façon régulière, à domicile, à l’école, sur le lieu de travail ou dans un établissement. Toutefois, il existe des cas particuliers, comme l’utilisation d’aides techniques pour des activités spécifiques pendant les vacances, pour surmonter une gêne temporaire, ou pour permettre la participation à une formation.
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Quelles sont les types des aides techniques ?
Il existe trois types d’aides techniques :
- Les aides techniques incluses dans la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR) par la Sécurité sociale :
Ces dispositifs sont partiellement couverts par la Sécurité sociale et/ou les mutuelles. La Prestation de compensation du handicap (PCH) couvre la part non remboursée.
Les dispositifs concernés incluent les lits médicaux, les coussins anti-escarres, les fauteuils roulants, les prothèses auditives, etc., et sont disponibles uniquement sur prescription médicale.
- Les aides techniques non inscrites à la LPPR :
Les dispositifs qui ne figurent pas sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) ne seront pas remboursés par la Sécurité sociale, mais peuvent néanmoins être pris en charge par la PCH.
Ces aides techniques incluent les aides pour l’habillement, l’hygiène (barres d’appui, sièges de bain), la mobilité (accessoires, fauteuils roulants, cyclomoteurs), les activités domestiques et la communication (aides visuelles, téléphones, synthèse vocale, alarmes).
- Les équipements courants adaptés :
Le coût supplémentaire de certains équipements visant à améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap peut également être remboursé, tels qu’un logiciel de reconnaissance vocale, mais pas l’ordinateur lui-même.
Comment financer une aide technique ?
Il est possible de solliciter une ou plusieurs aides financières pour la location ou l’achat d’une aide matérielle. Ces aides peuvent être cumulées afin de couvrir tout ou une partie des frais restants à la charge de la personne concernée.
Les aides de l’Assurance Maladie
La principale source de financement provient du remboursement obligatoire par l’Assurance Maladie, en particulier à travers la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) selon une nomenclature précise.
L’Assurance Maladie couvre la part remboursable sur présentation d’une prescription médicale, accompagnée des devis et d’une demande d’entente préalable adressée à la caisse de Sécurité sociale.
La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
Lorsque l’aide technique figure sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) mais n’est pas entièrement couverte par l’Assurance Maladie, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) peut prendre en charge le reste.
L’attribution de cette aide repose sur plusieurs critères : le niveau de difficulté que la personne rencontre et ses besoins spécifiques en fonction de son environnement, son âge, ainsi que son lieu de résidence.
L’évaluation pour l’attribution de cette aide est réalisée par une équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du département concerné.
Pour être éligible à la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), l’aide technique doit remplir l’un des objectifs suivants : maintenir ou améliorer l’autonomie de la personne, assurer sa sécurité, faciliter l’intervention des aidants, ou être utilisée de manière régulière ou fréquente.
L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)
Cette aide financière vise à couvrir les dépenses occasionnées par la situation de handicap d’un enfant de moins de 20 ans.
Elle comprend une allocation de base, ainsi qu’un complément destiné à compenser des frais supplémentaires, tels que l’acquisition d’aides techniques.
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA)
C’est une aide financière mensuelle fournie par le Département, destinée à compenser les frais liés à la perte d’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans, ce qui permet à ces personnes de continuer à vivre à domicile, en résidence autonomie ou en accueil familial.
Le fonds Départemental de Compensation du Handicap (FDC)
Ce est destiné à couvrir les frais restant à la charge du bénéficiaire en raison de son handicap, après déduction de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ou de l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH).
Cette aide peut être demandée pour l’acquisition d’aides techniques, à condition que la personne remplisse certains critères : percevoir la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ou l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH), et que les frais restant à sa charge, après déduction de ces prestations, soient supérieurs à 100 €.
Financement bancaire par un crédit à la consommation
Pour financer l’achat d’aides techniques, le crédit à la consommation est une option envisageable. Ce type de prêt, généralement sans obligation de fournir un justificatif d’utilisation, permet de couvrir rapidement les dépenses liées à l’acquisition d’équipements spécifiques.
Avant de souscrire un tel crédit, il est essentiel d’évaluer sa capacité de remboursement et de comparer les offres des différents établissements financiers pour obtenir les conditions les plus avantageuses.
Les autres financements complémentaires
Plusieurs sources peuvent être sollicitées pour compléter le financement des frais non couverts par les aides principales :
- Les aides exceptionnelles accordées par la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) ou la CAF (Caisse d’Allocations Familiales), sous forme d’aides financières individuelles.
- Les remboursements ou prises en charge offertes par la mutuelle ou les assurances complémentaires santé et accident.
- Les associations dédiées aux personnes en situation de handicap, qui peuvent contribuer au financement des aides techniques.
- Les services sociaux de la mairie de résidence, avec des montants d’aide pouvant varier en fonction des communes.
- Les caisses de retraite complémentaire, qui peuvent intervenir selon des critères tels que les ressources, les coûts ou la situation personnelle du demandeur.
- En milieu professionnel, les financements incluent l’AGEFIPH, le FIPHFP pour la fonction publique, des aides de l’employeur ou, exceptionnellement, du Comité Social et Économique sous conditions.
Qui est éligible pour demander une aide technique ?
Ces aides techniques s’adressent à un large éventail de personnes en situation de handicap, indépendamment de leur âge ou de la nature de leur déficience, notamment :
- Celles ayant des limitations motrices.
- Celles avec des déficiences sensorielles, qu’elles soient visuelles ou auditives.
- Celles présentant des troubles cognitifs, intellectuels ou psychiques.
- Celles souffrant de graves séquelles d’une maladie.
- Les individus polyhandicapés.
- Les aidants, y compris les parents d’enfants en situation de handicap.
- Les personnes âgées en perte d’autonomie, qu’elles soient ou non considérées comme handicapées.










