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L’actu des Référents Handicap : de retour de l’URRH 2026

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L’Université du réseau des référents handicap (URRH), dont Handinova est partenaire, s’est imposée en 2026, avec plus de 900 participants présents et plus de 4 300 en ligne, comme le carrefour d’une réflexion de fond : comment transformer l’inclusion, souvent vécue comme une contrainte administrative, en un véritable projet d’entreprise ?

Le thème de cette édition était « Référents handicap, défis acceptés ».

Voici quelques points saillants des conférences et échanges auxquels nous avons pu assister. Des convictions et des enjeux qui ont rythmé cette édition, entre pragmatisme économique et urgence humaine.

1. Une conviction centrale : « Pas d’emplois sans employeurs »

Le premier enseignement de l’URRH 2026 est simple et il est porté par sa Directrice Générale, Caroline Dekerle : « on ne fait pas d’emplois sans employeurs« . Accompagner l’entreprise n’est pas une alternative à l’accompagnement des personnes, c’est le moyen le plus direct d’y parvenir.

L’époque où l’on se focalisait uniquement sur le « taux d’emploi » (le fameux 6 %) est révolue. Aujourd’hui, le réalisme économique prend le relais. À l’image de John Deere, où une visite était organisée avec le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, de nombreuses entreprises font face à une pénurie de talents.

C’est aussi ce que l’on pouvait découvrir en see promenant dans le village des exposants. De nombreuses propositions pour les entreprises et employeurs, pour les accompagner par des services (conseils, formation, jeux, sensibilisation) ou des produits (exosquelettes, aménagements de postes …).

2. Le Référent Handicap : Entre « casquette » et « poil à gratter »

Être référent handicap en 2026 reste un défi d’équilibriste. Souvent perçu comme une simple « casquette » additionnelle plutôt qu’un poste à part entière, le référent doit sans cesse solliciter, convaincre et bousculer. C’est, entre guillemets, un rôle de poil à gratter nécessaire pour faire bouger les lignes.

Cependant, le vent tourne :

  • Un besoin de légitimité : Suite aux engagements pris lors de la 6ème CNH (Conférence Nationale du Handicap), une feuille de route officielle est attendue pour préciser et légitimer les missions du référent.
  • Le portage politique : Pour réussir, le référent ne peut plus agir seul ; un portage fort par la Direction Générale est indispensable.

3. Briser le tabou : L’enjeu de la libération de la parole

Le chiffre reste à ne pas oublier : 85 % des situations de handicap surviennent en cours de carrière. Pourtant, dire « je suis en situation de handicap » reste un tabou majeur par peur du regard des autres ou d’un frein à la carrière.

Le message majeur que l’on peut retenir l’URRH : Ce qui importe, ce n’est pas le type de handicap, mais ses effets sur la situation de travail.

Pour soulager le travail du référent et encourager les salariés, l’accent est mis sur les rôles modèles. Des témoignages forts de ceux qui « osent dire » sont essentiels pour déconstruire l’hypocrisie et montrer que, si on le dit, tout devient plus simple (aménagements, compréhension, sérénité).

Découvrez ici les replays de l’URRH 2026.

L’URRH, c’est aussi l’occasion d’échanger sur les pratiques et systèmes mis en place, avec d’autres référents handicap.

4. L’Agefiph : un partenaire aux 6 missions clés

L’inclusion ne se fait pas en silo. L’Agefiph continue de structurer son action autour de 6 piliers pour soutenir cet écosystème :

  1. Aides de compensation : 60 000 aides versées par an.
  2. Accompagnement des entreprises : Pour les aider à devenir « meilleures ».
  3. Animation des réseaux : Soutien aux référents (entreprises, syndicats, organismes de formation, OPCO).
  4. Formation : Professionnaliser les acteurs.
  5. Financement de Cap Emploi : Un investissement de 120 millions d’euros chaque année.
  6. Innovation : Amorçage de 40 projets et études pour préparer l’avenir.

5. L’entreprise moderne comme pilier de la Nation

Lors de son interview dédiée, la directrice générale Caroline Dekerle a conclu sur une vision haute de l’entreprise. Une structure moderne est celle qui a compris son rôle « sociétal et social ».

L’entreprise est l’un des rares endroits où l’on peut encore véritablement « s’occuper des gens », offrant un cadre et une protection que certains ne trouvent plus à l’extérieur. En s’occupant des conditions de travail et de l’inclusion (via la RQTH, les collaborations avec les ESAT ou des outils comme le DuoDay et la SEEPH), l’entreprise ne fait pas que du business : « elle refait société, elle refait nation » selon les mots de Jean-Pierre Farandou.

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