Search
Close this search box.
Handirect devient Handinova, pour mieux refléter nos contenus variés (articles, newsletters, livres, formations, services …)
Search
Close this search box.
Handirect devient Handinova, pour mieux refléter nos contenus variés (articles, newsletters, livres, formations, services …)

LICIA – spot 1 – PC

LICIA – spot 1 – PC

Aidants : ces services que votre mutuelle propose (et que l’on découvre trop tard)

Écouter cet article

Écoute, répit, accompagnement social, aide financière : plusieurs mutuelles et complémentaires santé ont développé des services destinés aux aidants, bien au-delà des remboursements de soins. Qu’ils accompagnent un proche en situation de handicap moteur, sensoriel, psychique, cognitif ou un enfant autiste, les aidants y trouvent parfois un vrai soutien. À condition de savoir qu’il existe, et de poser les bonnes questions.

On pense à sa mutuelle pour une paire de lunettes, un fauteuil ou une hospitalisation, ou on cherche une mutuelle santé pas chère. On pense rarement à elle quand on se retrouve, un soir, épuisé d’avoir tout géré seul : les rendez-vous, les dossiers, la toilette, la nuit courte. Pourtant, plusieurs organismes ont étoffé leur offre d’assistance et de prévention à destination de ceux qui accompagnent un proche.

Le sujet est loin d’être marginal.

Ce que proposent les mutuelles : un panorama

Les offres varient fortement d’un organisme à l’autre, et parfois d’un contrat à l’autre. Voici ce que nous avons pu vérifier sur les sites ou les documents des organismes eux-mêmes. Cette liste est illustrative : elle n’est pas exhaustive, et ne constitue ni un classement ni une recommandation.

Un interlocuteur pour faire le point. Chez Groupe VYV (dont fait partie Harmonie Mutuelle), le site proche-des-aidants.fr propose un appel gratuit avec un conseiller de la « cellule aidance », qui analyse la situation de l’aidant et suggère aides, services et structures adaptés. Un point de contact unique regroupe et coordonne les solutions, avec un suivi régulier, partout en France. Les domaines couverts : démarches administratives, organisation du quotidien, budget et financement, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Chez Malakoff Humanis, un expert social et gérontologique évalue les besoins et la situation, puis propose des pistes et explique les coûts et les aides disponibles.





De l’écoute et du soutien psychologique. Alptis indique que tous ses contrats incluent une assistance aux aidants, accessible par téléphone, avec des médecins pour répondre aux questions de santé et des experts pour les démarches (dépendance, protection sociale, retraite, fiscalité, succession). Elle prévoit jusqu’à trois entretiens téléphoniques avec un psychologue clinicien et, si besoin, trois séances en cabinet prises en charge jusqu’à 80 € par consultation.

Du répit. Selon la page que MGEN consacre aux aidants, la mutuelle oriente vers les plateformes d’accompagnement et de répit, les cafés et clubs d’aidants, et relaie des séjours de répit, notamment au Domaine de la Porte Neuve à Riec-sur-Bélon, pour des aidants et des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap, avec un encadrement par des professionnels. MGEN propose aussi des ateliers bien-être (yoga sur chaise, respiration, pleine conscience) d’environ une heure, en présentiel ou à distance. Alptis prévoit une enveloppe de services pouvant aller jusqu’à 300 €, utilisable par exemple pour de l’aide ménagère, un portage de repas, du soutien scolaire pour un enfant de l’aidant après une absence de plus de deux semaines, ou la garde qualifiée à domicile.

Une aide financière individuelle. Malakoff Humanis indique, dans une brochure, pouvoir financer, sous conditions, certains frais liés à l’aidance : répit, équipement, transport, soutien psychologique, y compris pour un enfant aidant. Les conditions précises ne figurent pas dans le document : il faut les demander.





Des outils numériques. Le programme « J’aide, je m’inscris » de Malakoff Humanis envoie par e-mail des informations, services et outils adaptés à l’aidant et à la personne aidée. MGEN, de son côté, renvoie vers des ressources comme l’Association française des aidants (vidéos de formation, réseau des cafés des aidants) et le MOOC « Savoir être aidant ».

Et le handicap, dans tout ça ?

Le premier réflexe est de vérifier la façon dont l’offre est formulée.

Pour un aidant concerné par le handicap, quelques situations méritent une question précise :

  1. Handicap psychique ou cognitif, autisme, troubles du neurodéveloppement : l’épuisement est souvent lié à la vigilance continue et à l’imprévisibilité plus qu’à des gestes techniques. Demandez si le soutien psychologique est accessible à l’aidant (et pas seulement à la personne aidée), et si les séjours de répit acceptent ce profil.
  2. Handicap moteur, polyhandicap : les gestes quotidiens sont physiques et fréquents. Les aides pour de l’aide à domicile ou du matériel peuvent faire la différence : vérifiez ce que couvre l’enveloppe et dans quelles limites.
  3. Handicap sensoriel : la communication avec les services est elle-même un enjeu. Ces points ne sont pas détaillés dans les pages consultées : renseignez-vous sur l’accessibilité du service (relais, visioconférence, accueil adapté).
  4. Enfant handicapé : la famille entière est concernée. Parmi les exemples vérifiés, Alptis cite par exemple le soutien scolaire pour un enfant de l’aidant ; Malakoff Humanis évoque l’aide pour un enfant lui-même aidant.

Comment savoir ce dont on dispose

Trois gestes simples, avant d’en avoir besoin :





  1. Relire son contrat ou appeler sa mutuelle, en demandant précisément : « Y a-t-il une assistance ou un service pour les aidants ? Est-elle incluse dans mon niveau de garantie ? »
  2. Poser les questions qui comptent : qui peut en bénéficier (l’aidant doit-il être l’adhérent ?), quels plafonds, quels délais, comment se déclenche le service, si la personne aidée doit avoir une reconnaissance (MDPH, GIR).
  3. Combiner avec les aides publiques, qui restent le socle. Alptis cite l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), l’APA, la PCH et les crédits d’impôt ; la loi reconnaît par ailleurs un droit au répit aux aidants.

Un complément, pas un substitut

Ces services ne remplacent ni la PCH, ni l’aide humaine, ni les structures médico-sociales. Ils comblent un autre besoin : celui de ne pas rester seul, d’être orienté et, parfois, de souffler. Les écarts entre organismes sont importants, et les conditions pas toujours détaillées sur les sites. Raison de plus pour les interroger, avant la prochaine nuit blanche.

Ces articles pourront vous intéresser :

Facebook
Twitter
LinkedIn
E-mail

Commentaires

Inscrivez-vous à nos Newsletters

Flash Info

Inscrivez-vous à nos Newsletters