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Derichebourg, un engagement total pour l'emploi

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Le milieu de la propreté est très engagé dans le recrutement de personnes handicapées et, chez Derichebourg Propreté, la politique sociale peut devenir un exemple pour beaucoup car elle va bien au-delà de la loi. Jean-Pierre Tavernier, responsable de la mission handicap, nous explique ce que cet engagement exige de lui au quotidien.

 

Sur quelle base la politique du handicap est-elle née au sein de Derichebourg Propreté ?

 

Le Groupe Derichebourg est né en 2008 de la réunion de trois groupes du domaine de l’environnement et des services. Certaines entités étaient déjà impliquées dans le développement durable. Pour celle de la propreté, le bilan social et financier indiquait de toute évidence, qu’il fallait lancer des actions en faveur du recrutement et du maintien dans l’emploi des personnes handicapées. Nous avons fait réaliser un diagnostic préalable à la mise en place d’une politique d’emploi et d’insertion des personnes en situation de handicap par le cabinet Adhère RH afin de définir les meilleures solutions pour l’entreprise. Le résultat a amené à opter pour un accord d‘entreprise sur la période 2008-2010.

 

Quelle était la situation des personnes handicapées au moment la création du groupe derichebourg sur le secteur de la propreté?





 

Le diagnostic établi sur la période 2007 a fait ressortir un taux de 4% des personnes handicapées dans l’effectif. Au moment de la signature de l’accord qui a été agréé par la DDTEFP fin 2008, nous étions déjà à plus de 5%, grâce aux premières actions de sensibilisation et de recrutements, mais l’objectif de cet accord était de tendre vers 7%. Aujourd’hui, c’est fait avec un pourcentage tournant autour de 8,5. L’objectif de l’accord était de réalisé 60 recrutements sur sa durée, aujourd’hui, à six mois de son échéance c’est 170 nouveaux collaborateurs en situation de handicap qui nous ont rejoint.

 

Avec un pareil taux, est-il nécessaire de maintenir une telle politique ?

 

Oui, nous voulons toujours la maintenir, car c’est une question d’état d’esprit et ce résultat n’a en rien entamé notre volonté, bien au contraire. L’entreprise est maintenant très bien organisée pour mieux prendre en compte la question du handicap. Elle est dotée d’une mission handicap avec de nombreux correspondant handicap, dont trois sont totalement dédiés à cette mission.

Pour être encore plus efficace au sujet du recrutement, j’ai souhaité mettre en place une CV thèque qui recense les nombreuses personnes handicapées qui postulent chez nous. Cette CV thèque est consultable par tous les managers de l’entreprise, ce qui leur permet d’embaucher très rapidement pour faire face à leurs besoins. Tous les CV étant rendus anonymes par mesure éthique, les recruteurs doivent obligatoirement passer par la mission handicap pour les formalités d’embauche. Ce qui permet de vérifier l’adéquation poste/handicap pour ne pas mettre des candidats et des chefs d’équipe en mauvaise posture et engagé aussi un suivi personnalisé.





 

Dans quelles conditions avez-vous pris la fonction de responsable mission handicap ?

 

Je travaillais dans le service ressources humaines en qualité de chef de projet et le dossier de personnes handicapées faisait partie des dossiers à traiter, au même titre que d’autres. Je l’ai pris en charge, car il me semblait particulièrement important. Et depuis, j’en ai gardé la responsabilité. J’ai établi le plan d’action, mis en place la mission handicap dans un souci de respect d’un politique de développement durable, ce qui ajoutait à mon désir de m’investir dans cette politique éthique. Je ne connaissais pourtant que peu de choses du monde du handicap.

 

Quelles sont, selon vous, les compétences que cette mission nécessite ?

 

Je pense qu’en priorité il faut avoir une bonne compréhension du monde du handicap. Il faut, bien sûr, un bon sens de la gestion de projet et beaucoup de rigueur dans le suivi quotidien, car il faut sans cesse relancer les personnes concernées pour leur rappeler l’importance de cette mission, mais aussi suivre les personnes qui sont en situation de risque de santé. Mettre en place un dispositif et le suivre demande aussi une grande rigueur administrative pour ne pas se laisser déborder. Il faut, bien sûr, de l’empathie mais il convient d’en surveiller le niveau car j’ai besoin de me protéger de trop d’engagement émotionnel pour rester juste face aux personnes concernées. Nous devons les traiter comme toutes les personnes qui travaillent dans l’entreprise. Certaines ont rapidement tendance à vouloir profiter de leur situation.





 

Au bout de trois ans qu’est-ce qui vous semble essentiel dans cette mission ?

 

C’est indéniablement la sensibilisation. Elle permet de sortir les gens de leurs préjugés.

Chez nous, plus de 3000 personnes ont suivi une phase de sensibilisation à la thématique du handicap et du maintien dans l’emploi. Nous leur avons expliqué le pourquoi de cette politique dans l’entreprise, que nous allons d’ailleurs étendre à l’ensemble du groupe, soit plus de 200 établissements. Nous avons aussi l’idée aussi mettre en place une association qui piloterait la politique handicap pour le groupe Derichebourg mais aussi pour aider nos clients à mieux prendre en charge cette question, quand ce n’est pas fait. Le but est de mutualiser des moyens et les savoirs faire. Ce projet, qui a été exposé à l’Agefiph a retenu tout son intérêt.

 

Pensez-vous que cette mission peut-être doublée d’une autre fonction ?

 

Oui, elle peut l’être avec celle de la diversité et de l’insertion des plus éloignés de l’emploi que sont les jeunes ou d’autres populations. Et bien sûr, la politique de santé au travail et de maintien dans l’emploi est aussi concernée. Ce sont des approches cohérentes qui se nourrissent des mêmes valeurs. Il faut des moyens humains, ce dont nous disposons.





 

Quels sont les développements de votre mission ?

 

Je vais continuer à suivre la mission handicap pour derichebourg propreté mais aussi pour l’ensemble du groupe dans le cadre du développement de la politique handicap.

Sur la propreté, nous allons poursuivre notre politique sans accord d’entreprise car notre taux de 8,5% le rend inutile. La bonne organisation de la mission handicap, les mesures d’accompagnement de l’Agefiph doivent nous permettre de continuer à maintenir un fort taux d’emploi de travailleurs en situation de handicap.

Un accord interne avec nos partenaires sociaux cadrera le dispositif que nous mettons en place pour les prochaines années.

Sur les autres entités du groupe, une convention est déjà établie avec l’agefiph sur notre branche intérim. Pour les autres secteurs, nous entrons dans la phase de la mise en œuvre des plans d’actions decoulant du diagnostics groupe qui vient d’être réalisé.

 

Comment votre poste est-il reconnu au sein du groupe ?

 

Il est très largement reconnu à la fois par la direction et l’ensemble des collaborateurs qui en ont compris l’importance. Au moindre souci, la porte du PDG est toujours ouverte sur cette question. C’est fondamental !

 

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