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Zoothérapie : quand l’animal aide à apaiser la douleur du handicap

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Et si une partie du réconfort passait par la présence d’un animal ? Alternative complémentaire pour accompagner la douleur et l’isolement liés au handicap, la zoothérapie connaît aujourd’hui un véritable essor.

Thérapie et non médecine, avec toutes les précautions d’usage qui vont avec, elle s’invite dans des parcours de soin pour redonner sourire et confiance à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Consultez toujours un médecin en priorité. Cet article n’est pas une incitation à l’usage des médecines douces, mais un éclairage sur des pratiques et tendances existantes dans notre société aujourd’hui.

Comprendre la zoothérapie

La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, consiste à faire intervenir, sous l’encadrement d’un professionnel formé, un animal médiateur (chien, chat, cheval, lapin…) auprès de personnes souffrant de handicaps physiques, psychiques ou sensoriels. Son objectif n’est pas de remplacer un traitement médical, mais d’apporter un soutien affectif, social ou émotionnel.

Il est important de rappeler que la zoothérapie n’est pas une médecine : l’animal n’est pas un médicament et ne guérit pas. Il agit comme un médiateur, permettant d’éveiller ou de restaurer chez le patient des compétences affectives, sociales, cognitives ou motrices. Cette approche s’appuie sur la relation de confiance et la tendresse qui se nouent naturellement entre l’être humain et l’animal.





Les bienfaits de la zoothérapie sur la douleur et le handicap

Plusieurs témoignages témoignent de bénéfices tangibles. À La Réunion, une séance d’une heure avec un chien nommé Tora a permis à un membre de l’Association Apajh, en situation de handicap intellectuel, de trouver la joie et d’apaiser ses angoisses. Il témoigne dans un article de La 1ère Réunion : « J’entends son cœur battre, je suis content ».

Une zoothérapeute évoque quant à elle sur France Bleu un souvenir marquant : « Je pense à un enfant que j’ai accompagné, qui avait du mal à se faire approcher, toujours en colère. Lorsque j’ai amené mon chien, ça a été l’ouverture sur un autre monde. Il a commencé à communiqué, à s’exprimer ».

Dans l’accompagnement de la douleur chronique ou des séquelles physiques d’un handicap, l’interaction avec l’animal aide à détourner l’attention de la douleur, diminue le stress et favorise une meilleure tolérance aux traitements médicaux ou rééducatifs. Les animaux sont utilisés pour stimuler l’activité physique et la mobilisation : un chien peut inciter à la marche, un cheval à la rééducation de l’équilibre et de la coordination.

Quels animaux et quels professionnels ?

Tous les animaux ne sont pas médiateurs. Un animal de zoothérapie est soigneusement sélectionné, éduqué et suivi par un intervenant professionnel formé tel qu’un psychologue, ergothérapeute ou éducateur spécialisé. Le respect de l’animal, de ses besoins et de son bien-être, est central . Lui aussi bénéficie d’une attention constante.





La prise en charge est personnalisée, adaptée à l’âge, au type de handicap et à la sensibilité de la personne. Il s’agit de travailler sur des objectifs précis  (accompagner un enfant autiste vers plus d’expression, rompre l’isolement social, stimuler la motricité fine ) à travers des activités variées (brossage, promenades, jeux sensoriels…).

Une vigilance à garder

Si la zoothérapie suscite un réel engouement, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’une thérapeutique complémentaire. Elle ne remplace en rien la médecine traditionnelle ni les traitements prescrits. Son effet porte principalement sur la qualité de vie, la gestion de l’anxiété, l’isolement et parfois la réhabilitation fonctionnelle.

Il existe aussi quelques contre-indications (phobies, allergies sévères aux animaux, troubles du comportement incompatibles) qui doivent être évaluées en amont par le professionnel.

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