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Le « Capital Épaules » des utilisateurs de fauteuil manuel

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Préserver le « capital épaules » : l’approche nutritionnelle

Le quotidien d’une personne utilisant un fauteuil roulant manuel sollicite intensément les articulations des membres supérieurs, particulièrement les épaules. Ce stress répété représente un vrai défi pour la préservation de ce que l’on pourrait nommer le « capital épaules » : l’ensemble des tissus articulaires sains et fonctionnels.

Chez les utilisateurs de fauteuils manuels, l’usure précoce, notamment de la coiffe des rotateurs, est un risque avéré. Au-delà des stratégies de rééducation et des techniques de propulsion, l’approche nutritionnelle offre des perspectives intéressantes pour soutenir la santé articulaire.

Les épaules, un pilier sous pression

Pour les personnes paraplégiques, tétraplégiques ou à mobilité réduite, les épaules ne sont pas seulement des articulations de mouvement ; elles deviennent le principal moteur de déplacement et de transfert. Chaque poussée sur les roues, chaque mouvement pour se positionner ou pour effectuer des activités quotidiennes, engendre des contraintes importantes sur la capsule articulaire, les ligaments et les tendons.

Des études indiquent que la prévalence de douleurs ou de lésions à l’épaule chez les utilisateurs de fauteuils roulants manuels peut atteindre jusqu’à 70 % (données observées dans diverses cohortes des années 2010-2020). Les lésions de la coiffe des rotateurs, l’impingement sous-acromial (conflit) et l’arthrose précoce sont des pathologies fréquemment rencontrées.





Ces contraintes sont multifactorielles :

  • La répétition de mouvements de propulsion.
  • L’amplitude des mouvements souvent en butée.
  • La force exercée lors des transferts.
  • Le manque de récupération et de régénération des tissus.

Au-delà de la rééducation : le soutien des nutriments

Si la rééducation fonctionnelle, l’adaptation du fauteuil et l’apprentissage de techniques de propulsion efficaces sont fondamentaux, ils peuvent être complétés par une stratégie nutritionnelle ciblée. L’objectif est de fournir à l’organisme les éléments nécessaires à la synthèse et à la réparation des tissus articulaires. Une piste complémentaire réside dans l’utilisation de compléments alimentaires pour les articulations.

Ces nutriments ne remplacent pas une prise en charge médicale ou de la kinésithérapie, mais ils peuvent contribuer à optimiser la résistance et la souplesse des articulations.

Nutriments clés pour la santé articulaire

Plusieurs composés naturels sont reconnus pour leur rôle dans le maintien de l’intégrité des cartilages et des tissus conjonctifs.

Glucosamine et chondroïtine

Ces deux substances sont des constituants majeurs du cartilage articulaire.

  • La glucosamine est un sucre aminé qui participe à la synthèse des protéoglycanes, des molécules essentielles à la structure et à l’élasticité du cartilage. Elle pourrait également avoir des effets bénéfiques sur la production de liquide synovial, le « lubrifiant » naturel des articulations.
  • La chondroïtine, un glycosaminoglycane, contribue à la capacité du cartilage à retenir l’eau, lui conférant ses propriétés d’absorption des chocs et de souplesse. Elle est aussi impliquée dans la protection contre la dégradation enzymatique du cartilage.

Leur association est souvent proposée pour soutenir la régénération cartilagineuse et potentiellement ralentir la progression de l’arthrose, bien que les preuves de leur efficacité pour des populations spécifiques comme les utilisateurs de fauteuil manuel soient encore à approfondir par des études dédiées.





La silice organique

Moins connue du grand public que la glucosamine et la chondroïtine, la silice est un oligo-élément important pour la santé des tissus conjonctifs. Elle joue un rôle dans :

  • La formation du collagène et de l’élastine, des protéines structurelles essentielles à la résistance et à l’élasticité des tendons, des ligaments et du cartilage.
  • La minéralisation osseuse.

Un apport suffisant en silice pourrait ainsi contribuer à maintenir l’intégrité des structures périarticulaires soumises à des contraintes mécaniques élevées.

D’autres supports potentiels

D’autres nutriments peuvent également soutenir la santé articulaire et réduire l’inflammation :

  • Les acides gras oméga-3 : reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires.
  • Le MSM (méthylsulfonylméthane) : une source de soufre organique, un composant essentiel du collagène et de la kératine, qui peut aider à réduire l’inflammation et la douleur articulaire.
  • La vitamine C : indispensable à la synthèse du collagène.

Une approche globale pour le bien-être articulaire

L’intégration de ces nutriments dans l’alimentation ou via des compléments alimentaires ne doit pas être isolée d’une stratégie globale de préservation du capital épaules. Cela inclut :

  • Une consultation régulière avec des professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes).
  • Un programme d’exercices physiques adaptés pour renforcer les muscles stabilisateurs de l’épaule et maintenir la mobilité articulaire.
  • L’optimisation de l’environnement (fauteuil, aides techniques) et des techniques de transfert pour minimiser les contraintes.
  • Une hydratation adéquate et une alimentation équilibrée.

Prendre soin de ses épaules est un investissement à long terme pour l’autonomie et la qualité de vie des utilisateurs de fauteuil manuel. La nutrition peut être une composante pertinente de cette démarche proactive.





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