Longtemps taboue, la santé mentale est un enjeu majeur en entreprise.
Lorsque le handicap s’en mêle, elle est bien souvent deux fois plus impactée :
- Soit parce que l’environnement de travail est mal adapté aux réalités de la personne, et celle-ci doit anticiper en permanence ;
- Soit parce que la personne n’a pas parlé de son handicap (le plus souvent invisible) et compense en permanence pour que ses difficultés ne se voient pas
Mais la santé mentale ne concerne pas que le handicap, loin de là.
Elle est l’affaire de tous, et notamment des managers, des dirigeants et des ressources humaines : le stress et l’épuisement professionnel conduisent à des burn-out, des arrêts maladies et du turn-over parmi vos collaborateurs.
Elle a d’ailleurs été nommée Grande cause nationale pour 2025 ! Voir notre article sur le sujet.
Pourtant, malgré les actions de plus en plus déployées, la peur du jugement freine encore la prise de parole.
Alors, comment lever les préjugés et instaurer une culture d’entreprise plus inclusive sur le sujet ?
Savoir de quoi on parle
La santé mentale est parfois difficile à définir. Que concerne-t-elle ?
Réponse courte : tous les maux du psychique.
Et pour certains, lorsque ces maux deviennent chroniques, on passe une barrière invisible – celle de la maladie ou des troubles psychiques (un stress chronique qui devient burn-out, une tristesse installée qui se transforme en dépression…).
Déstigmatiser la santé mentale
La première étape consiste à changer le regard sur la santé mentale. Trop souvent associés à la fragilité ou à l’incompétence, ils concernent pourtant une personne sur cinq chaque année.
L’enjeu principal est donc de normaliser le sujet. Par exemple :
- Organiser des campagnes de sensibilisation (affichages, témoignages, webinaires).
- Faire intervenir des experts lors de conférences ou d’ateliers thématiques.
- Proposer des ressources (articles de blog, brochures, podcasts).
- Proposer des groupes de parole internes à l’entreprise et encourager la communication autour de la santé mentale entre les collaborateurs.
Voir aussi : Libérer la parole en entreprise : le véritable enjeu de l’inclusivité
Former les managers et les RH
Autre objectif : faire comprendre à vos collaborateurs qu’ils peuvent parler de leur santé mentale à leur manager ou aux ressources humaines de votre entreprise. Il faut qu’ils se sentent en confiance !
Pour cela, il va falloir les former à la santé mentale et le faire savoir en interne. Autrement dit, mettre en place une véritable « politique santé mentale ».
Ici, deux axes de travail :
- Les former à d’autres pratiques : pour mettre en place des modes de travail et des pratiques managériales en accord avec les besoins et les limites des collaborateurs.
- Les former à la prévention : pour repérer les signes précurseurs (baisse de performance, isolement, irritabilité) afin d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
- Les former à l’accompagnement : pour qu’ils puissent accueillir en toute bienveillance (et anonymat) les collaborateurs qui en ont besoin.
Orienter vers les bonnes ressources
Enfin, il est important d’orienter les salariés en difficulté et qui le souhaitent vers les bons dispositifs, et de communiquer régulièrement à leur sujet :
- Médecine du travail.
- Accompagnement psychologique.
- Aménagements liés à la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH)…
Le projet de loi Finances 2025, adopté le 17 février dernier, prévoit notamment le remboursement des séances de psychothérapie réalisées dans la cadre d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail.
En effet, faire appel à ces établissements permet de créer des opportunités professionnelles pour les personnes en situation de handicap, à l’heure où leur employabilité est au coeur de l’engagement européen.
Par ailleurs, développer une politique d’achats responsable fait partie intégrante de votre RSE, et peut être valorisée auprès de votre cible et de vos collaborateurs – ce qui participera à créer une image de marque forte et engagée.
Sans oublier, bien entendu, que les achats réalisés auprès du STPA sont déductibles de votre contribution OETH, dont vous êtes redevables si moins de 6% de vos effectifs sont bénéficiaires d’une RQTH.










